Armes utilisées pendant la guerre d'Algérie

i l'armée française disposait d'un armement désuet en Indochine, en Algérie, elle sera dotée des armes modernes et puisera dans les stocks de l'OTAN de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la guerre froide. Le matériel fourni par l'OTAN est largement utilisé. Les équipements et les armements sont surtout américains durant les premières années de la guerre.
La guerre d'Algérie a vu l'utilisation d'armes classiques, mais également l'emploi d'un nouveau type d'arme, ce que le colonel Roger Trinquier a théorisé en 1961 dans son ouvrage La Guerre Moderne.
La modernité selon Trinquier se conçoit comme revendication de l'irrégularité au regard de la guerre classique.
Un bâtiment de la Marine est déployé en face du quartier européen d'Alger durant l'insurrection de Bab el Oued en 1962.
Des moyens tels que le MAS 36/51 et les grenades à concussion sont utilisées par les gardes mobiles contre les civils anti-indépendantistes durant les émeutes urbaines d'Alger en novembre 1960.
L'utilisation d'armes à feu, y compris la mitrailleuse légère AAT 52, restent exceptionnels mais a lieu durant la semaine des barricades en 1960, la bataille de Bab el Oued et la fusillade de la rue d'Isly en 1962.
Les méthodes de contre guérilla théorisées par des officiers tels que Roger Trinquier et Paul Aussaresses sont par la suite enseignées et utilisées durant la pacification du Congo belge, en Argentine

Provenance des armes

Armée française

La France utilise en Algérie une partie du stock restant de la Seconde Guerre mondiale (véhicules légers et chenillés) et de la guerre d'Indochine (MAT-49) mais aussi de l'armement moderne allouée par l'OTAN dans le cadre de la guerre froide et destiné à être utilisé en Europe. Les États-Unis fournissent notamment des hélicoptères Sikorskydont l'utilisation est décisive pour les opérations aéroportées dans les régions montagneuses de Kabylie.

ALN

Le FLN et l'ALN utilisent du matériel divers d'origines française, soviétique et britannique. D'une part, cet armement provient de l'armée française, qu'il s'agisse d'armes capturées lors d'embuscades ou livrées par des transfuges communistes tel l'aspirant Henri Maillot en 1956 (voir l'embuscade de Palestro).
D'autre part, l'Union Soviétique fournit un soutien logistique aux indépendantistes avec du matériel moderne manufacturé en Tchécoslovaquie et livré clandestinement par l'Égypte de Nasser. Ainsi, une opération médiatisée du SDECE est l'arraisonnement du cargo Athos le  (voir la crise de Suez).
La troisième principale source d'armement des rebelles était le Royaume-Uni qui collaborait au mouvement indépendantiste de manière clandestine. Des armes britanniques faisaient partie des prises de l'Athos et les agents secrets du MI6 James Mason et Alfred Fox sont assassinés par les commandos Delta de l'OAS, Roger Degueldre et Albert Dovecar à Alger en septembre 1961 pour motif qu'ils fournissaient le FLN en armes.

OAS

L'OAS utilise des armes de l'armée française. Un important stock d'armes a été dérobé durant le putsch des généraux en avril 1961 et par la suite été utilisé par l'OAS.
La CIA aurait secrètement prévu de livrer des tonnes d'armes au putschistes par cargos en partance du Portugal, mais avec l'échec du putsch, cette opération clandestine a finalement été annulée.

Armée française

Armes légères

Pistolet-mitrailleur MAT 49
Un appelé dans les Transmissions équipé d’un PM MAT-49, d’une radio AN/PRC-10 et coiffé d'un calot de marsouin.
Chasseur Mistral

Lance-roquettes[modifier | modifier le code]

Obusiers

Chars

Automitrailleuses

Semi chenillés

Aviation

Hélicoptère "Banane" de la marine nationale.

Marine

Véhicules légers

Véhicules blindés

Barrage


Lance-roquettes

OAS

Armes légères

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