Commémoration et propositions de loi ultérieures

Certaines organisations d'anciens combattants de la guerre d’Algérie, dont la plus importante par le nombre d'adhérents, la FNACA (370 000 adhérents), considèrent que le cessez-le-feu entre l'armée française et l'ALN, prévu par les accords d’Évian, et proclamé le 19 mars, marque la fin de la guerre d'Algérie. Elles la commémorent à cette date. Elles contestent la date du 5 décembre décidée par le gouvernement pour cette commémoration37.
Par contre, certaines associations de pieds-noirs, de harkis ou d'anciens combattants de l'armée française en Afrique du Nord refusent la date du 19 mars, car ils estiment qu'elle ne correspond nullement à la fin de la guerre d'Algérie. François Mitterrand, lors d'une conférence de presse en 1981, avait déclaré que la date du 19 mars ne pouvait pas être retenue pour se souvenir des victimes de la guerre d'Algérie38. Certains historiens, considérant l'aspect de double guerre civile que la guerre d'Algérie a également revêtu, en situent la fin en août pour ce qui concerne la France, et le  pour l'Algérie39.
L'Algérie ne célèbre pas les accords d'Évian, mais le jour de l'indépendance lors de la Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse chaque 5 juillet40.

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