La rivalité entre le Front de libération nationale (FLN) et le Mouvement national algérien (MNA) donne lieu au massacre de Melouza.
C'est en 1956 que le douar de Melouza, un bourg situé sur les hauts plateaux au nord de la ville de M'Sila, à la charnière du Constantinois et de la Kabylie, passa au FLN (Front de libération nationale)105. Néanmoins, l'importante population des Beni-Illemane suit le MNA (Mouvement national algérien) du « général » Mohammed Bellounispartisan de Messali Hadj, rival du FLN. Ces troupes du MNA bénéficient de la neutralité, voire d'un soutien discret de l'armée française qui trouve là un moyen de contrer le FLN. Celui-ci, pour lequel la région de Melouza revêt une grande importance stratégique, s'en voit peu à peu éliminé105,106. Certains émissaires sont abattus. Les clivages culturels enveniment le conflit, une grande partie de la population étant arabophone et supportant mal les exigences des maquisards kabyles.
À l'aube du 28 mai 1957, 400 hommes de l'ALN encerclent le village. À midi, la résistance bellouniste cesse, faute de munitions. les djounouds de l'ALN font sortir les hommes du village et, à coups de crosse, au milieu des gémissements des femmes et des enfants, les font avancer, vers Mechta-Kasbah, petit hameau situé au-dessus du village. Tous les prisonniers sont abattus au fusil, au couteau, à coups de pioche107,105,106.
Dans les maisons et les ruelles transformées en abattoir, l'armée française, à son arrivée sur les lieux deux jours plus tard, dénombrera 315 cadavres107
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