Si la France a reconnu la guerre, seuls ont été également reconnus officiellement des actes individuels commis par les militaires sans pour autant les condamner. Le caractère organisé, systématique, massif et scientifique de la répression des Algériens suspectés d'appartenance ou de sympathie vis-à-vis du FLN (tortures, exécutions sommaires, massacres, etc.) par les militaires au nom de l'État français[réf. nécessaire] n'a, lui, jamais été reconnu, tout comme celui de l'abandon d'un certain nombre de harkis par la France, lors des derniers jours de la guerre.
Côté algérien, à l'occasion du cinquantième anniversaire du congrès de la Soummam et des massacres de Philippeville (actuellement Skikda), le président Abdelaziz Bouteflika a reconnu dans un message du 20 août 2006 que « Notre guerre de libération nationale a été menée par des hommes et des femmes, que l'élan libérateur portait le plus souvent à un haut niveau d'élévation morale, mais elle comporte des zones d'ombre à l'instar de tous les processus de transformation violente et rapide des sociétés humaines »276. L’État algérien reconnaissait alors l'existence de faits jusque-là tabous et occultés comme la vérité sur la mort et le testament du colonel Amirouche277 ou même sur la personne qui a vendu Ali la Pointe… En 2009, il affirme que la Révolution a respecté les « Conventions internationales, dont celles de Genève278 ». À noter que la convention de Genève279, dans sa version de 1949, interdit les attaques sans discrimination contre les populations civiles ce qui inclut et les bombardements d'objectifs civils et les attentats terroristes.
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