Tirailleurs algériens
| Tirailleurs algériens | |
2e régiment de tirailleurs algériens et son drapeau décoré de la Légion d'honneur et de la médaille militaire le 13 juillet 1919 à Paris, place de l'Hôtel-de-Ville. | |
| Création | 1842 |
|---|---|
| Dissolution | 1964 |
| Pays | |
| Branche | Armée de Terre |
| Type | Division d'Infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Garnison | Alger |
| Surnom | Turcos |
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
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Les tirailleurs algériens, appelés aussi Turcos, étaient des unités d'infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée de terre française. Ces unités à recrutement majoritairement indigène (70-90 % selon les époques) venues d'Algérie française ont existé de 1842 à 1964.
Avant 1842, les indigènes d'Algérie étaient recrutés chez les zouaves.
Ils participent à toutes les campagnes militaires du Second Empire et de la IIIe République et se distinguent particulièrement lors de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle les 14 régiments ayant combattu obtiennent 55 citations à l'ordre de l'Armée1, 4 régiments recevant la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur2, puis lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la campagne d'Italie au sein du corps expéditionnaire français du général Juin puis du débarquement de Provence en août 1944.
Les régiments de tirailleurs algériens et tunisiens sont avec les zouaves parmi les plus décorés de l'armée française.
Le mot « Turcos »
Le surnom de «Turcos » a été donné aux Tirailleurs Algériens lors de la guerre de Crimée par les Russes qui les avaient pris pour des Turcs. Parfois, il est utilisé en reprenant le terme espagnol, à propos d'Amérique latine (de Cuba à l'Argentine) pour désigner les descendants des immigrés de l'ex-empire ottoman, Syriens et Libanais.
Le terme Turcos est surtout employé à la fin du xixe siècle, notamment pendant la guerre de 1870-1871. Des Turcos sont ainsi les héros de la commune de Chanteau (Loiret) ou d'un des Contes du lundi de'Alphonse Daudet, « le Turco de la commune ».
Les traductions successives du mot, désormais français, de « turco » amènent à des contre-sens. Ainsi, le roman La Ciociara d'Alberto Moravia (dont Vittorio De Sica tire le film le film homonyme en 1961, avec Sophia Loren et Jean-Paul Belmondo) évoque les crimes perpétrés en Italie, dans la région d'Esperia, par l'armée française et notamment par certains de ses goumiers marocains assimilés aux Turcos. La traduction en français en 1958 par Claude Poncet parle de « Turcs » (pages 293 & 297 de l'édition J'ai Lu, 1984, 350 p.) faisant un lien, non voulu par l'auteur, entre les anciennes et les nouvelles catégories objets de ressentiment.
Histoire
Dès les débuts de la conquête de l'Algérie, en 1830, les soldats français s'entourent de troupes indigènes car ces dernières connaissent bien le pays, la culture locale, l'adversaire et s'adaptent généralement mieux au climat local que les Européens.
Ces troupes indigènes sont tout d'abord appelées zouaves par les Français du nom d'une confédération tribale qui servit les turcs d'Algérie, entrée au service de la France peu après la prise d'Alger. Le recrutement des tirailleurs algériens est rapidement (octobre 1830) ouvert aux colons européens d'Algérie.
Trois bataillons de Tirailleurs Indigènes sont créés par l'ordonnance du 7 décembre 1841 pour accueillir les indigènes au moment où les Zouaves deviennent un corps à recrutement exclusivement français.
Les premiers bataillons de tirailleurs algériens apparaissent ainsi en 1842 et servent de force de souveraineté dans les territoires conquis. Ces unités de tirailleurs, recrutés parmi les indigènes, se différencient des unités de zouaves, à recrutement européen. Au début les bataillons sont indépendants et participent à la plupart des opérations de conquête et de pacification en Algérie notamment à Constantine et Laghouat. En 1854, un régiment provisoire est organisé pour la guerre de Crimée puis en 1856, trois régiments à trois bataillons de six compagnies sont créés, un dans chaque département d'Algérie, et comportent chacun 106 officiers et 4 059 hommes. En 1884, un 4e régiment est formé en Tunisie. Au départ, les tirailleurs tunisiens sont intégrés aux tirailleurs algériens et portent des numéros d'unités multiple de quatre. C'est seulement en 1921 que le terme de Tunisien sera adopté pour désigner ces derniers. En 1914, cinq nouveaux régiments, les 5e, 6e, 7e, 8e et 9e, sont créés.
À partir de 1854, les tirailleurs vont servir hors d'Afrique du Nord et stationneront régulièrement en France entre 1918 et 1960. Le commandement français montrera une grande confiance dans ces troupes et leur implication au service de la France ainsi que leur « exotisme » les rendront souvent très populaires auprès des populations locales.
Les régiments de tirailleurs algériens écrivirent pour l'armée française parmi les pages les plus glorieuses de son histoire3. Ils participent à toutes les campagnes du Second Empire et de la IIIe République : Laghouat (1852), guerres de Crimée (1854-1855), où ils gagnèrent leur surnom de « turcos », et d'Italie (1859), campagne du Sénégal (1860-1861) et de Cochinchine (1858-1862), guerre du Mexique (1862-1867), guerre franco-prussienne de 1870-1871 en Lorraine, aux armées de la Loire et de l'Est, campagnes de Tunisie (1881-1883), du Tonkin (1883-1886), de Madagascar (1895), opérations de pacification en Algérie, au Sahara, campagne du Maroc de 1907 à 1912. Ils s'illustrent ensuite durant la Première Guerre mondiale, notamment lors de la bataille de Verdun en 1916, puis durant la Seconde Guerre mondiale, en Tunisie (1942-1943), en Corse(1943), en Italie (1943-1944), sur l'Île d'Elbe (1944), en Provence (1944), dans les Vosges (1944), en Alsace (1944-1945) et en Indochine plus particulièrement à la Bataille de Điện Biên Phủ en 1954.
Les régiments de tirailleurs (RTA) deviennent en 1958 « régiments de tirailleurs » (RT), le « A » disparaissant. En 1964, les tirailleurs sont dissous, et à leur place on forme des bataillons de chasseurs ou de régiments d'infanterie.
Uniforme, nouba et mascotte du régiment
L'uniforme des tirailleurs dit « à l'orientale » remonte à la création des premiers régiments vers 1840. Cet uniforme, quasiment identique à celui des zouaves et des spahis, hormis dans le choix des couleurs comprend :
- une coiffure : la « chéchia » ou le « chèche »
- une veste de couleur bleue avec des parements jaunes, portée sur une « sédria » (gilet sans manches)
- une ceinture de laine rouge
- le séroual, un pantalon bleu ou blanc, ample avec de nombreux plis
En plus de leur uniforme particulier, les tirailleurs possèdent également une musique originale, la nouba, caractérisée par son chapeau chinois, et une mascotte (généralement un ovin, bélier, mouflon ou bouc) qui marche en tête lors des défilés.
Composition d'un régiment de tirailleurs
Première Guerre mondiale
En 1914, un régiment d'infanterie possède trois bataillons et compte environ 3 400 hommes. Un bataillon d'infanterie comprend quatre compagnies et compte 1100 hommes et deux mitrailleuses. Une compagnie d'infanterie compte 4 sections de 60 hommes.
À la mobilisation, les neuf régiments de tirailleurs algériens et tunisiens représentent quarante bataillons dont dix-neuf se trouvent au Maroc. 32 bataillons sont envoyés en France en août et septembre 1914, six demeurent au Maroc et deux en Algérie. Au cours de la guerre l'effectif s'accroît encore avec la formation de régiments de marche (RMT) et de régiments mixtes de Zouaves et de Tirailleurs (RMZT). Deux réorganisations se produisent, l'une en décembre 1914 et l'autre en mars 1915. Elles se traduisent par l'apparition de neuf régiments de marche, numérotés de 1 à 9 qui comprendront au cours des trois années de guerre suivantes quelque 63 bataillons auxquels s'ajouteront 12 supplémentaires dans les derniers mois de la guerre. Le jour de l'armistice, 48 bataillons de 700 hommes environ sont présents.
Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de tirailleurs est commandé par un colonel assisté d'un lieutenant-colonel. Il comprend4 :
- un état-major
- trois unités régimentaires :
- une compagnie hors-rang (CHG)
- une compagnie antichar (CAC)
- une compagnie de canons d'infanterie (CCI) qui dispose de six obusiers de 105
- trois bataillons qui comprennent chacun
- une compagnie de commandement
- trois compagnies à trois sections de fusiliers-voltigeurs et une section de mitrailleuses et d'engin
- une compagnie d'accompagnement à deux sections de mitrailleuses lourdes, une section de mortiers de 81 et une section de canons antichars
Un régiment comporte un peu plus de 3 000 hommes (dont 500 officiers et sous-officiers) et 200 véhicules. La proportion de Maghrébins atteint 70 % pour le régiment, 75 % pour le bataillon et 80 % pour la compagnie de fusiliers-voltigeurs.
Campagnes du Second Empire
Guerre de Crimée (1853-1856)[modifier | modifier le code]
En 1854 un régiment provisoire à deux bataillons de neuf compagnies est formé. C'est lors du siège de Sébastopol que les tirailleurs gagnent leur surnom de Turcos. Au cours de la campagne, le régiment s'illustre à de nombreuses reprises. Il est cité une première fois le 19 mars 1855 à l'ordre de l'armée d'Orient : « dans la nuit du 14 au 15 mars, trois compagnies [de tirailleurs] se sont jetées sur une masse d'infanterie russe, l'ont mise en déroute et refoulée dans la place »5. Le 7 juin 1855, les alliés s'emparent du Mamelon-Vert, un ouvrage fortifié qui couvre Malakoff à l'est. Au cours de cet assaut, le régiment de Tirailleurs algériens perd 28 officiers et 398 hommes tués ou blessés et est cité une nouvelle fois dans l'ordre général du commandant en chef de l'armée d'Orient « pour la part active qu'il a prise à l'enlèvement de vive force des redoutes russes en avant de Sébastopol »6. Le 7 septembre 1855, le général Mac Mahon attaque le fort de Malakoff, clé de la défense russe. Le lendemain, les Russes abandonnent la position après y avoir mis le feu. La tour Malakoff tombe aux mains des Français et des Anglais. Par cette victoire, Mac Mahon passe à la postérité. C'est à ce moment qu'il prononce son fameux « J'y suis ! J'y reste ». Ces combats coutent à nouveau aux tirailleurs 14 officiers et 250 hommes. Lors de cette bataille, le sergent Mohamed Ould el Hadj Kadour, qui perd ses deux bras, devient le premier tirailleur à être décoré de la Légion d'honneur7.
Sur 2 800 tirailleurs envoyés en Crimée plus de 900 sont tués ou blessés.
Campagne d'Italie (1859)
Comme pour la campagne de Crimée, l'armée d'Afrique fut appelée à fournir un contingent pour la campagne d'Italie.
Un décret du 26 mars créa un régiment provisoire de tirailleurs algériens destiné à servir en Italie. Il eut 3 bataillons à 6 compagnies qui fut formé avec des éléments tirés des 3 régiments, qui fournirent chacun la valeur d'un bataillon, environ 1 100 soldats. Ces régiments furent ensuite recomplétés, mais eurent leurs compagnies réduites de 45 hommes. Le commandement en est donné au colonel Laure8, du 2e régiment de Tirailleurs algériens9. Ce régiment s'illustre particulièrement lors des batailles de Magenta et Solférino. Henri Dunant écrira : « À l'attaque du mont Fontana les tirailleurs algériens sont décimés, leurs colonels Laure et Herment sont tués, leurs officiers succombent en grand nombre, ce qui redouble leur fureur : ils s'excitent à venger leur mort et se précipitent, avec la rage de l'Africain, sur leurs ennemis qu'ils massacrent avec frénésie sans trêve ni relâche et comme des tigres altérés de sang »10. Dans l'historique du 3e Tirailleurs, on peut lire : « Dans cette rude journée, ou la bravoure fit autant plus que la science militaire, les tirailleurs provoquèrent l'admiration de toute l'armée en se montrant non seulement l'incomparable troupe de choc qu'ils avaient toujours été, mais encore d'opiniâtres défenseurs du terrain conquis, d'infatigables combattants toujours prêts à recommencer la lutte, en un mot, faisant preuve des plus précieuses qualités qui distinguent une troupe d'élite, aussi bien dans la défense que dans l'attaque »11.
En deux mois, le régiment a eu 44 officiers et 587 hommes tués ou blessés12.
Expédition du Mexique (1862-1867)[modifier | modifier le code]
Au Mexique, de 1862 à 1867, les tirailleurs s'illustrent à nouveau, notamment lors de la bataille de San Lorenzo en 1863, ou les tirailleurs prennent deux drapeaux ennemis13,14. À la suite de leurs exploits militaires, un bataillon sera désigné pour monter la garde au palais des Tuileries à Paris7.
Guerre de 1870-71
Durant la guerre de 1870-71, les trois régiments de tirailleurs (environ 9 000 hommes) sont envoyés en France où ils combattent lors des batailles de Wissembourg et Frœschwiller-Wœrth. Lors du combat de Wissembourg, le 1er Tirailleurs lutte toute une journée, avec un bataillon du 74e de ligne, contre plus de 15 bataillons bavarois et prussiens. 2 800 soldat français sont opposés à plus de 11 000 ennemis15. Les régiments sont décimés et après Frœschwiller, le 2e Tirailleurs ne comptent plus que 450 hommes valides sur 3 0007. Après la défaite de Sedan du 2 septembre 1870, un régiment de tirailleurs combat dans l'Armée de la Loire puis avec le général Bourbaki en Franche-Comté en janvier 1871. Leurs pertes sont estimées à 5 000 tués16.
La Marche des Tirailleurs ou Chant des Turcos relate l'exploit du 2e Régiment de Tirailleurs Algériens à Frœschwiller le 6 août 1870. Les Tirailleurs chargèrent les canons prussiens et furent anéanti à 90%.
En 1870-1871 certains de ces Tirailleurs Algériens ou Turcos furent tués par les Versaillais comme Kaddour, 'le turco de la commune » d'Alphonse Daudet (Contes du lundi), d'autres en participant à la répression française de la révolte kabyle. Le plus grand nombre fut tué par les Prussiens, comme le Turco de Chanteau, héros en l'honneur duquel deux monuments existent dans cette commune du Loiret17. À quelques kilomètres, des dizaines de Tirailleurs Algériens, héros de la deuxième guerre mondiale, sont inhumés à Fleury-les-Aubrais.
Première Guerre mondiale
Environ 270 000 Maghrébins sont mobilisés en 1914-18 et 190 000 vont être envoyés en Europe18.
Si ces effectifs sont peu importants par rapport au total des effectifs engagés, leur rôle ne saurait être sous-estimé. Les troupes de l'Armée d'Afrique en particulier, européennes comme indigènes, ont participé aux combats sur le front de France19. Leur apport a notamment été très important dans les semaines décisives de septembre 1914 lors de la bataille de la Marne20. Ainsi, à propos des faits d'armes de la Division marocaine, composée pour moitié de tirailleurs algériens et tunisiens21, lors de cette bataille, le maréchal Foch aurait dit : « La fortune a voulu que la division marocaine fût là ! »22. Il cite la division à l'ordre de l'Armée le 22 septembre 191423. Quant à Adolphe Messimy, il écrit plus tard dans ses mémoires à propos des divisions d'outre-mer24 ayant participé à cette victoire de la Marne : « Je laisse à ceux qui me liront le soin de réfléchir à ce qu'auraient été les événements, si Gallieni sur l'Ourcq et Foch aux marais de Saint-Gond, n'avaient pas eu à leur disposition ces troupes d'élite, pleine d'élan et fraîches, s'ils auraient pu remporter de justesse les deux succès qui décidèrent du sort de la bataille décisive... et de la France »25.
Si des cas de paniques sont signalés dans les bataillons lors des premières semaines de combats, comme dans les unités métropolitaines et de Zouaves, par la suite, les régiments de tirailleurs sont considérés fiables, et après Charleroi et la Marne, ils s'illustrent, comme les Zouaves, dans des batailles, en Champagne, à Verdun, dans la Somme et dans les offensives victorieuses finales26.
À propos des tirailleurs algériens, le baron des Lyons de Feuchin écrit en 1924 dans son Rapport sur le Bilan des Pertes en Morts et en Blessés des Nations Belligérantes : « Le rôle joué pendant la grande guerre par les indigènes algériens a été grand, leur sang s'est mêlé au sang français sur tous les champs de bataille, leur acquérant des droits légitimes par des sacrifices communs... »27. Les tirailleurs sont aussi engagés en mer Noire, en 1919, lors de l'intervention française dans la guerre civile russe contre les Bolcheviques. Ils stationnent à Odessa et à Sébastopol.
Selon Gilbert Meynier, 155 221 algériens et tunisiens ont combattu au front et le nombre de tués s'élèvent à 35 900 soit un taux de pertes de 23 %28.
Parcours des régiments de tirailleurs
Parcours des seize régiments de tirailleurs (numérotation définitive au 11 novembre 1918) en activité au 11 novembre 1918, durant la guerre 1914-18. Deux régiments (les 14e et 17e) sont créés en octobre 1918 et n'ont pas combattu. Trois autres (les 12e, 15e et 21e) sont créés en novembre après l'armistice.
Quatre régiments mixtes de zouaves et tirailleurs, c'est-à-dire notamment composés d'européens, sont créés lors de la Première Guerre mondiale avec deux bataillons de tirailleurs algériens et un bataillon de zouaves. Ils perdent leur bataillon de zouaves entre avril et juillet 1918 et deviennent alors entièrement composés de tirailleurs. Les 2e et 3e mixtes sont transformés respectivement en 13e RMT et 6e RMT alors que les 1er et 4e mixtes conservent leur nom de mixte jusqu'en 1920.
Le jour de l'armistice, on compte donc seize régiments de tirailleurs (dont deux ont conservé l'appellation mixte sans l'être) représentant quarante-huit bataillons.
1er régiment de tirailleurs algériens
- 1914 : Charleroi, Bataille de la Marne - Course à la mer : Montmirail, Château-Thierry, Fismes, Bataille des Flandres : l'Yser, Luyghem, Bixschoote, la Maison du Passeur
- 1915 : Armées du Nord - Canal de l'Yperlée : Yser, attaque par les gaz du 22 avril,
- 1916 : bataille de Verdun : Cote 304, Bataille de la Somme : Maurepas,
- 1917 : Champagne : Bataille des monts de Champagne, le Mont-Haut (17 avril),
- 1918 : Grivesnes, Montdidier, Ouest de Reims : Cote 240, Saint-Thierry, La Vesle, l'Aisne, ligne Hundling-Stellung29
2e régiment de tirailleurs algériens
- 1914 : vers Charleroi : Oret, Mettet (23 août), Florennes (24 août), Retraite des IIIe et IVe Armées : Courgivaux, Petit-Morin, Bataille de la Marne : Cuts-la-Pommeraye (15-17 septembre)
- 1915 : Ire et IIIe Armées en Argonne et sur la Meuse : plateau des Loges, seconde bataille de Champagne : attaque du 25 septembre, Epine de Védegrange
- 1916 : Bataille de Verdun : Louvemont, Côte-du-Poivre (février), Souville (juillet), Reprise des Forts de Douaumont et de Vaux : Bois le Chaume, Bezonveaux (15 décembre)
- 1917 : Bataille de Verdun : Cote 304
- 1918 : Moreuil (8 août), Noyon (28 août), Chauny, Tergnier
3e régiment de tirailleurs algériens
- 1914 : Vers Charleroi: Oret, Mettet (23 août), Florennes (24 août), Retraite des IIIe et IVe Armées : Courgivaux, Petit-Morin, Bataille de la Marne : Cuts-la-Pommeraye (15-17 septembre)
- 1915 : Ire et IIIe Armées en Argonne et sur la Meuse : plateau des Loges, seconde bataille de Champagne : attaque du 25 septembre, Epine de Védegrange
- 1916 : Bataille de Verdun : Louvemont, Côte-du-Poivre (février), Souville (juillet), Reprise des forts de Douaumont et de Vaux : Bois le Chaume, Bezonveaux (15 décembre)
- 1917 : Bataille de Verdun : Cote 304,
- 1918 : Moreuil (8 août), Noyon (28 août), Chauny, Tergnier
5e régiment de tirailleurs algériens
6e régiment de tirailleurs algériens
Dissous en 1915 puis recréé à partir du 3e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs le 8 mai 1918.
- 1914 : retraite des IIIe et IVe Armée : vers la Marne, bataille de la Marne, 5 au 13 septembre, bataille des Flandres : front de l'Yser
- 1915 : Armées du Nord - Canal d l'Yperlée: l'Yser, 1re attaque allemande aux gaz asphyxiant (secteur d'Ypres)
- 1918 : secteur de Reims : Saint-Thierry, Cote 240, La Vesle, l'Aisne
7e régiment de tirailleurs algériens
- 1914 : retraite des IIIe et IVe Armée : vers la Marne, bataille de la Marne, 5 au 13 septembre, bataille des Flandres : Bois Triangulaire, Nord d'Ypres (12 novembre)
- 1915 : Flandres : Grande Dune près Nieuport (28 janvier), offensive d'Artois : Cote 140, crête de Vimy (9 mai), seconde bataille de Champagne : butte de Souains, bois Sabot (25 septembre)
- 1916 : Bataille de la Somme : Belloy-en-Santerre (4 juillet),
- 1917 : Bataille des monts de Champagne, Mont-sans-Nom, Auberive (17 avril), Verdun
- 1918 : Villers-Bretonneux, bois du Hangard (26 avril), Montagne de Paris, Missy-aux-Bois, Chaudun (29 mai - 1er juin), Amblémy (12 juin), Saint-Pierre-l'Aigle, Daumiers, Chaudun (18 juillet), tunnel de Vauxaillon, Neuville-sous-Marginal (28 août - 17 septembre)
8e régiment de tirailleurs algériens
- A pris part à toutes les batailles du 4e régiment de zouaves.
9e régiment de tirailleurs algériens
- A pris part à toutes les batailles du 1er régiment de zouaves.
10e régiment de tirailleurs algériens
Constitué en janvier 1918, avec un bataillon aguerri et deux bataillons de recrues : 3e bataillon du 3e Tirailleurs (ancien), 11e bataillon du 2e Tirailleurs et 11e bataillon du 3eTirailleurs
11e régiment de tirailleurs algériens
Constitué en janvier 1918, avec un bataillon aguerri et deux bataillons de recrues : 4e bataillon du 7e Tirailleurs (ancien), 9e bataillon du 7e Tirailleurs et 11e bataillon du 7eTirailleurs
13e régiment de tirailleurs algériens
Constitué en juin 1918 par transformation du 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs
14e régiment de tirailleurs algériens
Constitué le 4 octobre 1918 en remplacement du 359e RI dissous.
17e régiment de tirailleurs algériens
Constitué le 28 octobre 1918 en remplacement du 294e RI dissous
1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs
Créé en 1914 avec deux bataillons de Tirailleurs et un de Zouaves, son bataillon de Zouaves est dissous en juillet 1918. Le régiment comprend dès lors trois bataillons de Tirailleurs mais conserve son nom de 1er mixte. Il deviendra le 43e régiment de tirailleurs algériens en 1920
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs
Créé en 1915 avec deux bataillons de tirailleurs et un de zouaves, son bataillon de zouaves est dissous en avril 1918. Le régiment comprend dès lors trois bataillons de Tirailleurs mais conserve son nom de 4e mixte. Il deviendra le 16e régiment de tirailleurs tunisiens en 1920.
Entre-deux-guerres
En juin 1919, on constitue de nouvelles unités de marche à partir de bataillons stationnant en France où ils viennent de combattre.
- Pour l'Armée de Hongrie : les trois bataillons du 12e de marche forment le 16e de marche ; les trois bataillons du 6e de marche forment le 18e de marche ; les trois bataillons du 1er mixte forment le 19e de marche ; les trois bataillons du 17e de marche et les trois bataillons du 21e de marche gardent leur numéro.
- Pour l'Armée du Danube : les trois bataillons du 14e de marche forment le 22e de marche ; les trois bataillons du 10e de marche forment le 23e de marche.
- À la 122e D.l. de Constantinople, les trois bataillons du 11e de marche forment le 27e de marche.
Seconde Guerre mondiale
Au 1er mars 1940, l'effectif des Maghrébins affectés aux armées s'élevait à 70 000 hommes en métropole, 100 000 en Afrique du Nord, 23 000 au Levant, 2 000 dans la Marine et 145 000 affectés aux forces de territoire, soit un total de 340 000 hommes30.
De 1942 et 1945, après le réarmement des troupes françaises en Afrique du Nord, 233 000 Maghrébins et européens furent mobilisés et affectés essentiellement dans les régiments de tirailleurs notamment au sein de la 2e DIM, de la 3e DIA et de la 4e DMM31. À cause de la crise des effectifs, les zouaves, normalement composés d'Européens recrutent aussi des « indigènes » et deviennent des unités mixtes32. Trois régiments de zouaves, les 1er, 3e et 4e participent à la campagne de Tunisie en 1942-1943. Aucune formation de zouaves n'est engagée en Italie. Neuf bataillons prennent part aux campagnes de France et d'Allemagne en 1944-1945: 3 Bataillons de Zouaves Portés (BZP) à la 1re division blindée en 1944-1945, le 9e régiment de zouaves à la suite de la 1re Armée Française en Alsace et Allemagne enfin le 4e régiment de zouaves rattaché à l'armée commandée par le général Larminat et chargée de la liquidation des poches de résistance allemande de la pointe de Grave, à Royan et à la Rochelle sur la côte atlantique33. Le 22e bataillon de marche nord-africain de la 1re armée était également composé de tirailleurs maghrébins et d'Européens.
Bataille de France 1939-40
Le nombre de Maghrébins tués lors de la Bataille de France, majoritairement des tirailleurs algériens et tunisiens, s'élève à 5 40034. Y participèrent 35 régiments nord-africains.
Tunisie 1942-43
Au 15 mars 1943, les effectifs engagés dans la campagne de Tunisie, s'élevaient à environ 73 000 hommes dont plus de 50 000 Maghrébins (70 %)35. Le nombre de Maghrébins tués de novembre 1942 à mai 1943, essentiellement des tirailleurs, s'élève à environ 3 50036.
Italie 1943-44
En mai 1944, le CEF en Italie comportait 112 000 hommes dont 67 000 Maghrébins (60 %)37. 6 500 soldats, dont 4 000 Maghrébins, surtout des tirailleurs algériens et tunisiens, sont tués de novembre 1943 à juin 194438.
Lors de la campagne d'Italie, les troupes indigènes perpètrent des Crimes de 1944 en Ciociarie.
Décrivant cette campagne, Pierre Montagnon écrit « Les tirailleurs de la 3e DIA, la division des trois croissants, écriront sur les pentes des Apennins quelques-unes des plus belles pages d'héroïsme de l'histoire de l'armée française. Ces enfants de la vieille Numidie que leur chef, le général de Montsabert, qualifie de par leur origine d'héritiers de la IIIe Augusta enlèveront le Monna Casale (1395 mètres), le Monna Acqua Fondata (1325 mètres), s'accrochent au Belvédère avant de forcer la ligne Gustav et de marcher sur Rome »39.
France et Allemagne 1944-45
Sur les 267 000 hommes que comptaient la 1re armée lors du Débarquement de Provence en août 1944, les Maghrébins, majoritairement tirailleurs algériens et tunisiens, représentaient environ 50 % des effectifs soit plus de 130 000 hommes40. Le nombre de Maghrébins tués d'août 1944 à mai 1945, essentiellement des tirailleurs, s'élève à 3 716 (dont 96 à la 2e DB)41.
Guerre d'Indochine (1946-54)
Entre 1947 et 1954, 122 900 Maghrébins débarquèrent en Indochine. Le 1er février 1954, les Maghrébins, majoritairement des tirailleurs algériens, engagés dans le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient étaient environ 37 000 sur un total de 127 785 hommes des Forces terrestres (autochtones non compris)42,43.
Les 1er, 2e et 7e régiments de tirailleurs arrivèrent en Indochine dès 1947 et au total 54 bataillons de tirailleurs algériens et tunisiens sont passés en Indochine de 1947 à 1955. Au total, le nombre de Maghrébins tués et disparus s'élève, selon les estimations, entre 8 000 et 12 25644,45.
Guerre d'Algérie (1954-1962)
Dix régiments de tirailleurs (1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 21e, 21e, 22e) composés de Français de souche nord-africaine (F.S.N.A) participèrent à la guerre d'Algérie7.
Décorations
Pour les décorations et les citations, les régiments de tirailleurs algériens sont avec les Zouaves parmi les plus décorés de l'armée française et viennent juste après le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le Régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l'Armée d'Afrique46.
Sur les 34 drapeaux d'Infanterie de l'armée française décorés à ce jour de la Légion d'honneur, 6 sont des régiments de tirailleurs algériens et tunisiens. Le drapeau du 2eRTA est l'un des 4 drapeaux de régiments de l'Armée française décorés à la fois de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire47,48,49. On lit dans une de ses 6 citations : « régiment d'assaut qui a conservé dans cette guerre les rudes et éclatantes traditions de l'arme blanche et de la baïonnette française »50.
Au cours de la Première Guerre mondiale, leurs faits d'armes leur valent les plus hautes distinctions. Ils obtiennent plus de 20 % des plus hautes distinctions décernées (Drapeaux décorés de la Légion d'honneur ou de la Médaille militaire et fourragères rouges à la couleur de la Légion d'honneur) alors que leurs effectifs au combat ne représentent à la fin de la guerre que 2 % du total des combattants51. Sur 19 régiments d'infanterie de l'Armée française dont le drapeau est décoré de la Légion d'honneur ou de la Médaille militaire au cours de la guerre, on dénombre 4 régiments de tirailleurs52. Sur les 17 régiments (et 6 bataillons) qui ont reçu la fourragère à la couleur de la Légion d'honneur (au moins 6 citations à l'ordre de l'Armée) on dénombre également 4 régiments de tirailleurs53. En outre, les 14 régiments de tirailleurs en activité au 31 août 1918 ont tous obtenu la fourragère (au moins 2 citations à l'ordre de l'Armée) totalisant 55 citations à l'ordre de l'Armée54 ; 6 reçurent la fourragère au couleurs de la croix de Guerre55, 4 la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire56 et 4 fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur57,58,59.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale 6 régiments de tirailleurs algériens et tunisiens furent cités à l'ordre de l'armée et 3 reçurent la fourragère.
Deux régiments, les 4e RTT et 7e RTA ont été cités au moins 10 fois à l'ordre de l'armée de 1914 à 1945 et comptent parmi les plus décorés de l'Armée française54.
Il n'y a pas de liaison directe entre le port d'une fourragère et l'attribution au drapeau de la décoration correspondante, car, c'est uniquement le nombre de citations à l'ordre de l'Armée qui est pris en compte pour l'attribution de la fourragère à une unité.
Drapeaux
- Drapeaux décorés de la Médaille militaire
- 2e régiment de tirailleurs algériens (05/07/1919)
- Drapeaux décorés de la Légion d'honneur
- 1er régiment de tirailleurs algériens (15/10/1948)
- 2e régiment de tirailleurs algériens (24/03/1902)
- 3e régiment de tirailleurs algériens (11/11/1863)
- 7e régiment de tirailleurs algériens (05/07/1919)
- 4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs, futur 16e R.T.T (05/07/1919)
Première Guerre mondiale
Au cours de la guerre, les 14 régiments de tirailleurs obtiennent:
- 55 citations collectives à l'ordre de l'Armée
- 4 fourragères aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur (6 citations à l'ordre de l'Armée)
- 2e régiment de tirailleurs algériens (6 citations)
- 7e régiment de tirailleurs algériens (6 citations)
- 4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs, futur 16e RTT (6 citations)
- 4 fourragères aux couleurs du ruban de la médaille militaire (4-5 citations à l'ordre de l'Armée)
- 1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs futur 43e RTA (5 citations)
- 1er régiment de tirailleurs algériens (4 citations)
- 13e régiment de tirailleurs algériens (4 citations)
- 6 fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (2-3 citations à l'ordre de l'Armée)
- 9e régiment de tirailleurs algériens (3 citations)
- 3e régiment de tirailleurs algériens (2 citations)
- 5e régiment de tirailleurs algériens(2 citations)
- 6e régiment de tirailleurs algériens (2 citations)
- 10e régiment de tirailleurs algériens (2 citations)
- 11e régiment de tirailleurs algériens (2 citations)
Seconde Guerre mondiale
- Fourragère avec olive aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire et de la Croix de guerre 1939-1945 (4-5 citations à l'ordre de l'Armée)
- 3e régiment de tirailleurs algériens (4 citations)
- Fourragère avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945 (2-3 citations à l'ordre de l'Armée)
- 7e régiment de tirailleurs algériens (3 citations)
Guerre d'Indochine
- Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (4-5 citations à l'ordre de l'Armée)
- 7e régiment de tirailleurs algériens (4e bataillon)
Inscriptions sur les drapeaux
Inscriptions sur les drapeaux des principaux régiments de tirailleurs60 :
- 1e régiment de tirailleurs algériens : Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, Turbigo 1859, San Lorenzo 1863, Extrême-Orient 1884-1885, Tchad 1900, Maroc 1907-1913-1918, la Somme-l'Aisne 1916, Saint-Thierry 1918, Pichon 1943, Vosges 1944, Indochine 1947-1954.
- 2e régiment de tirailleurs algériens : Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, San Lorenzo 1863, Solferino 1859, Champagne 1915, Verdun 1916, L'Aisne 1917, Picardie 1918, Tunisie 1942-1943, Indochine 1947-1954.
- 3e régiment de tirailleurs algériens : Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, Solferino 1859, San Lorenzo 1863, Extrême-Orient 1884-1885, Champagne 1915, Verdun 1916, l'Aisne 1918, Medjez-el-Bab 1943, Abruzzes 1944, Rome 1944, Toulon 1944, Vosges 1944, Indochine 1947-1954.
- 4e régiment de tirailleurs tunisiens : Casablanca 1908, Guise 1914, Artois 1915, Champagne 1915, Verdun 1917, l'Aisne 1918, Picardie 1918, Sommepy 1918, le Belvédère 1944, Garigliano 1944, Vosges 1944, Stuttgart 1945, Indochine 1947-1954.
- 5e régiment de tirailleurs algériens : Verdun 1916, Picardie 1918, Montfaucon 1918, Maroc 1925-1926.
- 6e régiment de tirailleurs algériens : l'Aisne 1914-1918, Champagne 1918, Noyon 1918, Maroc 1925-1926, Djebel-Zaghouan 1943, Indochine 1949-1954.
- 7e régiment de tirailleurs algériens : Artois 1915, Champagne 1915, Verdun 1917, Soissonnais 1918, Picardie 1918, l'Aisne 1918, Levant 1920-1921, Maroc 1925-1926, Fondouk el Okbi 1943, Rome 1944, Marseille 1944, Vosges 1944, Indochine 1947-1954.
- 8e régiment de tirailleurs tunisiens : Guise 1914, l'Yser 1914, Verdun 1916, La Malmaison 1917, l'Avre 1918, Mont d'Origny 1918.
- 9e régiment de tirailleurs algériens : Verdun 1916, la Somme 1916, Le Matz 1918, Djebel-Zaghouan 1943.
- 13e régiment de tirailleurs algériens : Le Matz 1918, Soissonnais 1918, l'Ailette 1918, Sommepy 1918, Maroc 1919-1934, Flanares 1940.
- 16e régiment de tirailleurs tunisiens : Artois 1915, Verdun-Douaumont 1916-1917, La Malmaison 1917, Noyon 1918, Soissonnais 1918, l'Oise-l'Ailette 1918, Levant 1925-1937.
- 1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs : l'Yser 1914, Verdun 1916, la Somme 1916, Les Monts 1917, l'Aisne 1918, Montdidier 1918.
- 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs : Le Matz 1918, Soissonnais 1918, L'Ailette 1918, Sommepy 1918.
- 3e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs : Verdun 1916, Les Monts 1917.
- 4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs : Artois 1915, Verdun-Douaumont 1916-1917, La Malmaison 1917, Noyon 1918, Soissonnais 1918, l'Oise-l'Ailette 1918.
Nécropoles
Quelques nécropoles dans lesquelles les tombes de tirailleurs sont particulièrement nombreuses64 :
| Nécropoles | Guerre | Nombre de tombes | Stèles musulmanes |
| Douaumont (Meuse) | 1914-1918 | 16 117 | 592 |
| Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) | 1914-1918 | 40 000 | 576 |
| La ferme de Suippes (Marne)65 | 1914-1918 | 9 256 | 1 959 |
| Condé-Folie (Somme) | 1940 | 3 310 | 829 |
| Rougemont (Doubs) | 1944 | 2 177 | 1 251 |
| Sigolsheim (Haut-Rhin) | 1944 | 1 589 | 792 |
| Venafro (Italie) | 1944 | 4 578 | 3 130 |
| Monte Mario (Italie) | 1944 | 1 709 | 1 142 |
Voies portant le nom de régiments de tirailleurs
- Avenue du Treizième Tirailleurs et Pont du 13e Tirailleurs Algériens à Limal (Belgique)
- Boulevard du 7e Tirailleurs Algériens à Marseille (13)
- Place du 3e RTA à Toulon (83)
- Place du 3e RTA à Damprichard (25)
- Place du 3e RTA à Kilstett (67)74
- Rue du 3e RTA à Pontarlier (25)
- Rue du 3e RTA à Bussang (88)
- Rue de 3e et 7e RTA à Saulxures-sur-Moselotte (88)
- Rue des Tirailleurs Tunisiens à Scheibenhard (67)
- Rue du 15e RTA à Périgueux (24)
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