Aux origines du FLN
Le « Comité des six ». Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'hidi à droite.
L'objectif du FLN est
la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. Il s’adresse aux principales composantes du mouvement national : les principes islamiques des Oulémas, ceux démocratiques de l'UDMA, ceux sociaux du PCA et enfin ceux indépendantistes radicaux du PPA-MTLD. Les « centralistes » puis les oulémas et l’UDMA rallient le FLN au début de l'année 1956, suivis par les communistes dont leur groupe armé, le CDL, rejoint l'ALN en . Les partisans de Messali constituent le Mouvement national algérien (MNA) rival du FLN, et plusieurs organisations sociales sont placées sous la dépendance du FLN, tels le syndicat Union générale des syndicats algériens (UGSA) et l'Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA).
Les « ralliés », principalement les « centralistes » du PPA, représentent le courant politique du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), créé en 1956. Les ex-centralistes du PPA et ex-dirigeants de l’UDMA vont occuper des postes ministériels dans le premier Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Toutefois, les communistes conservent leur propre organisation clandestine et ne participent pas aux luttes de pouvoir du FLN : ils se reformeront après l’indépendance alors que les messalistes, interdits de reformer leur parti, se font accuser de « traîtrise ». Les actions des Oulémas, centrées sur l’éducation religieuse et la langue arabe, se transforment après l’indépendance en un programme politique.
Commentaires
Enregistrer un commentaire