- Courrière 1990, p. 27-29.
- Yves Courrière, La Guerre d'Algérie, vol. 1 : Les fils de la Toussaint, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 1968).
Didouche Mourad
| Didouche Mourad Si Abdelkader | |
| Surnom | Si Abdelkader |
|---|---|
| Naissance | Alger (Algérie). |
| Décès | Zighoud Youcef, près de Constantine (Algérie). Mort au combat |
| Origine | Algérie |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de libération nationale |
| Grade | Colonel |
| Années de service | 1947-1955 |
| Conflits | Guerre d'Algérie |
| Distinctions | Honneurs militaires, Cimetière des Martyrs |
| Hommages | 1er novembre 20 août |
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Biographie
« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954. (Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'hidi à droite.)
Il travaille ensuite comme cheminot à la gare centrale d'Alger et milite à la CGT ; il est nommé responsable des quartiers de la Redoute, de Clos-Salembier et de Birmandreis ; en 1946, il crée la troupe de scouts « Al-Amal » ainsi que l'équipe sportive « al-Sarie Al-Riadhi » d'Alger.
En 1947, il organise les élections municipales dans son secteur et se rend également en Oranie afin d'organiser la campagne pour les élections à l'Assemblée algérienne. Arrêté dans une rafle, il réussit à s'enfuir du tribunal.
La même année, il participe à la création de l'Organisation spéciale (OS), branche clandestine du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de Messali Hadj, dont il est un de ses militants les plus actifs.
En 1950, la police démantèle une grande partie de cette organisation, 130 personnes sont arrêtées et le rôle de Didouche Mourad est mis au jour, mais il échappe à la capture ; il est jugé par contumace et condamné à dix ans de prison. En 1952, avec Mostefa Ben Boulaïd, il constitue à Alger un noyau clandestin dont la mission est la fabrication de bombes en prévision du déclenchement de la « Révolution nationale ».
Lors de la crise de 1953-1954 au sein du MTLD, opposant le Comité Central du parti à Messali Hadj, il se rend en France, où il devient l'adjoint de Mohamed Boudiaf de la Fédération de France du MTLD. Au début de 1954, avec Ahmed Mahsas, ils élaborent un projet de parti véritablement révolutionnaire1 ; en mars 1954, Mohamed Boudiaf et Didouche Mourad rentrent en Algérie et prennent contact avec quelques anciens membres de l'OS.
Le CRUA
De ces contacts naît le Comité révolutionnaire d'unité et d'action. Une étape importante est la « réunion des 22 » tenue en juin 1954 dans une modeste villa du Clos Salambier appartenant à Lyès Deriche ; Didouche Mourad fait partie du premier « Conseil de la Révolution », composé de six membres2 dont cinq sont responsables d'une zone géographique, Mohamed Boudiaf excepté. Didouche Mourad est désigné comme responsable de la zone 2 (Constantinois « Wilaya II » à partir du [congrès de la Soummam] en 1956.). Yves Courrière le surnomme « le Saint-Just de la révolution algérienne »3.En octobre 1954, lorsque le CRUA devient le FLN, il fait toujours partie du conseil, porté à neuf membres par l'intégration de trois membres de la délégation du MTLD au Caire (Aït Ahmed, Ben Bella, Khider)
Il est l'un des rédacteurs de la Déclaration du 1er novembre 1954, diffusée dans le pays dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, pour expliquer les actions organisées durant cette journée de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'indépendance. Dans sa zone, assisté par son adjoint Youcef Zighoud, il réussit à jeter les bases d’une organisation politico-militaire.
Le , à 27 ans, Didouche Mourad meurt durant la bataille du douar Souadek, à Condé-Smendou, près de Constantine. Il est le premier chef de zone à tomber au combat, son successeur à la tête de la zone 2 est Zighoud Youcef.
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