Front Algérie française
Le Front Algérie française (FAF) (également Front de l'Algérie française ou Front pour l'Algérie française) était un mouvement politique anti-indépendantiste militant pour le maintien du statu quo des départements d'Algérie et du Sahara (l'« Algérie française ») qui a existé durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Le FAF était dirigé par le conseiller municipal Antoine Andros et le conseiller général Camille Vignau1,2, et placé sous la présidence du député musulman Saïd Boualam, vice-président de l'Assemblée nationale2.Saïd Boualam
Yvan Santini(dissout par le gouvernement) Boulevard Baudin, Alger Anti-indépendantisme, nationalisme Bleu, blanc et rouge
Création du FAF
Le FAF voit le jour le 3 à la suite d'une réunion entre ex-FNN et ex-UNR4 tenue au 73 rue Alfred-Leluch à Alger5. Yvan Santini annonce la création du FAF lors d'une conférence de presse tenue le même jour4 ou le selon les sources6. En quelques jours, le parti obtient plus de 400 000 adhésions pour compter, le , près d'un million d'adhérents dont 40 % de musulmans.
Manifestations violentes et dissolution
Le , une manifestation à l'appel du Front Algérie française dégénère en émeute à Alger.Émeute du FAF le à Alger. 100 blessés, 70 arrestations
Le 8 décembre suivant, le mouvement lance un appel à s'opposer violemment à la visite du Général de Gaulle et, à l'armée, à ne plus soutenir sa politique en Algérie.
À la suite des émeutes d'Alger du , le Front Algérie française est interdit par les autorités françaises le 7,8.
Activité clandestine
Le , un tract revendiquant une série d'attentats perpétrés à Alger est signé conjointement du FAF et du réseau France-Résurrection9, une organisation distincte de l'OAS10.
Personnalités notables du FAF
- Saïd Boualam, vice-président (député RNUR)
Oranie
- Yvan Santini, porte-parole (conseiller général)
- Villeneuve, dirigeant (conseiller général)
- Conesa, dirigeant
- Lucien Castelli, dirigeant (chargé des dossiers financiers)
Algérois
- Antoine Andros, dirigeant (conseiller municipal)
- Camille Vignau, dirigeant (conseiller général)
- Dominique Zatarra, dirigeant
- André Seguin, dirigeant (journaliste)
Constantinois
- Edme Canat (député Unité de la République)
- Pierre Portolano (député Unité de la République)
Références
- La Nef, Lucie Meyer Faure & Robert Aron, 1963, p. 141
- Algérie française, 1942-1962, Philippe Héduy, Société de production littéraire, 1980, p. 151
- Objectif de Gaulle, Volume 114 de L'Histoire que nous vivons, Pierre Démaret & Christian Plume, France loisirs, 1973, p. 46
- L'Espérance trahie, 1958-1961, Jacques Soustelle, Table Ronde, 1962, p. 206
- De Gaulle et l'Algérie: mon témoignage, 1960-1962, Jean Morin, Albin Michel, 1999, p. 46
- Algérie: la guerre des sigles, Michel Delenclos, Paroles libres, Collection Paroles libres, Esprit livres, 2003, p. 116
- Susini et l'OAS, Clément Steuer, Collection Histoire et perspectives méditerranéennes, L'Harmattan, 2004, p. 42
- LA SITUATION A ALGER, ORTF, JT 20H, 16/12/1960
- Les Droites et le général de Gaulle: colloque des 25 et 26 janvier 1990, Christian Bidégaray & Paul Isoart, Université de Nice, Centre d'études politiques et constitutionnelles, Economica, 1991, p. 146 12;Susini et l'OAS, Clément Steuer, Collection Histoire et perspectives méditerranéennes, L'Harmattan, 2004, p. 46
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