Parti communiste algérien.
Jusqu’en 1934, l'effectif du Parti communiste français (PCF) n'est que de 80 adhérents indigènes. Au début, le PCF se fait le soutien du droit des Algériens à constituer une nation indépendante, votant ainsi en 1926 à Alger une résolution en faveur de l’indépendance En 1935, la « circulaire Barthel » (du pseudonyme du militant communiste Jean Chaintron, délégué du PCF en Algérie) fait scandale dans la presse européenne. On lit dans cette note que :
Le Parti communiste algérien (PCA) naît en 1936 de la transformation de la section d'Algérie du PCF en une entité séparée. Il englobe deux fronts : un front européen antifasciste et un front algérien anti-impérialiste. Bien que son développement soit bloqué par l’émergence du Messalisme, il garde cependant un certain prestige chez la jeunesse et au sein des milieux musulmans cultivés, notamment grâce à son journal Alger républicain. Il reste également attaché à la formule des années 1930 de Maurice Thorez :
En 1944, restant à l'écart des Amis du manifeste et de la liberté qui luttent en faveur de l’indépendance, le PCA crée « Les Amis de la démocratie ». Il qualifie même les manifestations nationalistes réprimées de 1945, de « complot fasciste » mais, par la suite, il cherche l’apaisement et lance une campagne en faveur de l’amnistie de tous les détenus des émeutes. Son secrétaire général reconnait en 1947 que
Les réunions du PCA représentent un lieu unique dans l’Algérie coloniale : militants européens et musulmans s'y côtoient. Son action syndicale constitue une formation politique pour des milliers d’ouvriers algériens. En 1950, les dockers entrent en grève à Oran pour empêcher le chargement des bateaux en partance pour l'Indochine. Cette grève gagne d'autres secteurs de la ville ainsi que d’autres ports algériens. Néanmoins, le glissement vers le nationalisme ne s’est pas fait sans heurts entre les deux populations.
La nation française n’est pas la nation du peuple d’Algérie, c’est une nation étrangère au peuple d’Algérie, c’est la nation oppresseuse, c’est la nation de l’impérialisme qui (…) s’est annexée l’Algérie et qui courbe sous l’esclavage la nation algérienne. Mais à la veille du Front populaire, dans les années 1930, la priorité devient la lutte contre le fascisme et le PCF met fin aux revendications d’indépendance pour parler
d’émancipation des peuples colonisés.
Le Parti communiste algérien (PCA) naît en 1936 de la transformation de la section d'Algérie du PCF en une entité séparée. Il englobe deux fronts : un front européen antifasciste et un front algérien anti-impérialiste. Bien que son développement soit bloqué par l’émergence du Messalisme, il garde cependant un certain prestige chez la jeunesse et au sein des milieux musulmans cultivés, notamment grâce à son journal Alger républicain. Il reste également attaché à la formule des années 1930 de Maurice Thorez :
l’Algérie, nation en formation.
En 1944, restant à l'écart des Amis du manifeste et de la liberté qui luttent en faveur de l’indépendance, le PCA crée « Les Amis de la démocratie ». Il qualifie même les manifestations nationalistes réprimées de 1945, de « complot fasciste » mais, par la suite, il cherche l’apaisement et lance une campagne en faveur de l’amnistie de tous les détenus des émeutes. Son secrétaire général reconnait en 1947 que
le parti s’était aperçu de son erreur et cherchait à la corriger. Le PCA se prononce aussi pour une République algérienne dans le cadre de l’Union française. Il entame à cet effet une politique de rapprochement avec les nationalistes algériens, l’ouverture aux militants algériens ainsi que l’implémentation dans les campagnes. Cette évolution est marquée par une orientation en direction des couches populaires (qui suscite même une concurrence avec les formations nationalistes tel que le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) qui est alors en pleine crise), la défection des militants européens et des bonnes ventes des journaux Liberté et El-Djazaïr.
Les réunions du PCA représentent un lieu unique dans l’Algérie coloniale : militants européens et musulmans s'y côtoient. Son action syndicale constitue une formation politique pour des milliers d’ouvriers algériens. En 1950, les dockers entrent en grève à Oran pour empêcher le chargement des bateaux en partance pour l'Indochine. Cette grève gagne d'autres secteurs de la ville ainsi que d’autres ports algériens. Néanmoins, le glissement vers le nationalisme ne s’est pas fait sans heurts entre les deux populations.
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